Club de lecture de la Librairie Gallimard de Montréal

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Revue de presse de la semaine du 7 septembre 2013

Par Thomas Dupont-Buist

Avant même que nous ne nous soyons rencontrés pour la toute première fois, nous vous proposons de découvrir quelques échos portant sur trois des livres de la sélection. Chaque semaine, tout au long du processus, nous répéterons l’expérience, brisant ainsi l’isolement que pourrait provoquer la notion de club. Nous espérons ainsi entamer un dialogue entre lecteurs et critiques. Les extraits d’analyses s’efforceront de présenter à la fois l’avis de médias bien établis autant que celui de lecteurs assidus s’exprimant par l’entremise de blogues.

 

À propos de Les exigences d’Olivia Profizi :

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Les exigences d’Olivia Profizi

« L’écriture est intense, ardente. L’auteur nous parle tour à tour de la cruauté subie depuis l’enfance mais aussi de la détermination d’éloigner le regard malfaisant des autres, de chasser la violence pour que l’horizon s’éclaircisse enfin plus tard… [..] mais la thématique m’embarrasse un peu. Elle est certes magnifiquement exploitée et l’auteur va très loin dans l’analyse des âmes de ses personnages, hommes ou femmes confondus, mais j’ai ressenti parfois un malaise… inexplicable. »

-Céleste sur Livrogne.com le 13 juin 2013-

 

 

À propos de Zora un conte cruel de Philippe Arsenault :

PRIX ROBERT-CLICHE - Le prix Robert-Cliche 2013 du premier roman

Zora un conte cruel de Philippe Arsenault

« Nul doute possible, Arseneault aime les beaux mots rares, les néologismes, l’univers fantastique et le monde médiéval. C’est à la fois la force et la faiblesse de ce premier roman: multipliant les descriptions, Arseneault s’est appesanti sur le «cruel» de son propos (si on aime le gore et le «crastillon bien dégorgé», on sera comblé par les détails sanglants, meurtriers ou culinaires!) au mépris de l’histoire et de la tension dramatique. Il a oublié qu’un conte doit divertir, mais aussi instruire, édifier, a contrario s’il le faut: difficile ici de tirer une morale, même tordue. Cela dit, c’est un prix Robert-Cliche bien mérité, un premier roman digne de mention. »

-Marie-Christine Blais dans La Presse le 17 septembre 2013-

 

À propos de Dix jours en cargo d’Isabelle Miron :

Dix jours en cargo d'Isabelle Miron

Dix jours en cargo d’Isabelle Miron

« En fait, un passage du roman explique bien à quoi s’attendre comme trame narrative avec Dix jours en cargo: «Lors de mes études universitaires, mon professeur de création littéraire insistait sur l’importance d’une écriture concrète, sur les détails qui donnent forme à l’histoire. Il avait élaboré une grammaire de la fiction […] dans laquelle la primauté était donnée aux évènements plutôt qu’aux réflexions intérieures. Il avait également mis l’accent sur l’absolue nécessité d’une tension dans le texte, d’une logique interne de chaque image dans l’organisation du récit. Que dirait-il en lisant ce vide à pleines pages?»

Ce roman ne suscitera pas nécessairement les passions chez un large public. Or, cette dérive intérieure saura peut-être rappeler de belles images à ceux qui ont voyagé en mer ou résonnera peut-être dans le cœur des marins du dimanche. »

-Jean-François Lebel sur Bible urbaine le 4 mars 2013-

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