Club de lecture de la Librairie Gallimard de Montréal

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Revue de presse de la semaine du 28 octobre 2013

Par Thomas Dupont-Buist

Si la phase découverte est maintenant bien enclenchée pour tous les membres du club, reste à tabler sur les livres à défendre et ceux qu’il faudra envoyer aux oubliettes. Plusieurs titres ont déjà été lus par de nombreux membres, ce qui commence à susciter des débats plus substantiels. En lisant les critiques formulées hors du club, on se questionne en profondeur sur nos avis, affinant notre argumentaire en prévision des chaudes luttes à venir. Soyons honnêtes, la littérature est un sport de combat. Surtout lorsqu’il s’agit de premiers romans.

 

À propos d’Edmonton de Guillaume Berwald

 

Edmonton de Guillaume Berwald

Edmonton de Guillaume Berwald

 

« Par ailleurs, nous avons parfois l’impression que l’auteur écrit surtout pour lui-même, laissant volontairement le lecteur à l’extérieur de plusieurs scènes – souvent rédigées en prose – où le récit, se voulant un reflet des pensées en rafales du narrateur, est plutôt décousu pour celui qui lit. On se questionne aussi sur la manière de présenter les dialogues en anglais. Comme il y en a beaucoup, une traduction de l’anglais au français aurait été lourde pour ce court texte, ce qui a assurément incité l’auteur (et l’éditeur) à laisser les phrases telles qu’elles. Néanmoins, cela rajoute aussi au sentiment d’exclusion que pourrait ressentir le lecteur qui ne comprend pas très bien l’anglais. »

-Sandra Felteau sur le blogue La Bible urbaine le 21 septembre 2013- 

 

À propos de Jérôme Borromée de Guillaume Bourque

 

Jérôme Borromée de Guillaume Bourque, éditions du Boréal

Jérôme Borromée de Guillaume Bourque, éditions du Boréal

« Une liste étourdissante d’anecdotes cruelles d’une jeunesse paumée fait qu’on s’y sent comme un outsider dans un party grinçant de retrouvailles entre ex-amis qui n’ont fait que se torturer, finalement. Pendant 211 pages, Borromée se compare aux autres, tantôt supérieur, tantôt inférieur, dans les deux cas dégoûté de lui-même d’être aussi obsédé par les apparences et par une réussite qu’il recherche éperdument sans jamais l’obtenir. Le règlement de comptes, même avec soi, fait rarement de la bonne littérature, même si on sent chez Bourque un grand souci de franchise et d’honnêteté. Mais le mépris (de soi et des autres) suinte tant à toutes les pages qu’il étouffe les rares moments d’humanité du personnage et donne l’impression qu’il ne fait que se vautrer de façon masochiste dans sa médiocrité, sans jamais évoluer et sans rien transcender. C’était peut-être le but, nous faire prisonniers de Borromée, avec pour résultat que nous n’avons, comme lecteurs, qu’une envie: sortir de lui, et, malheureusement, du roman. »

-Chantal Guy dans La Presse le 17 septembre 2013-

 

À propos de Sauf les fleurs de Nicolas Clément

 

Sauf les fleurs de Nicolas Clément

Sauf les fleurs de Nicolas Clément

 

« L’auteur multiplie sur ces moins de 80 pages les effets stylistiques qui accaparent la lecture sans lui donner du sens. Nous n’avons pas le même dictionnaire, certaines phrases n’ont eu pour moi aucune signification. Ce n’est même pas que les mots ne m’offraient aucune émotion, aucune image, c’est simplement que la phrase n’avait aucun sens. Simplement n’étant absolument pas le terme qui convient pour ce récit. Et je ne crois pas que l’on puisse me qualifier de lectrice insensible à une prose « poétique » à des univers d’écriture singuliers. »

-Marilyne sur le blogue Lire et Merveilles le 10 octobre 2013-

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